MDroneXplorer : ZWCAD et drones DJI pour des projets de topographie et d’agriculture de précision
Présentation de la société
MDX ( MDroneXplorer) a été créé en 2021 avec comme objectif de mettre la technologie aérienne au service des métiers de la topographie, du BTP, du secteur minier et de l’agriculture de précision.
Créée au moment de l’arrivée du DJI Matrice 300, drone professionnel capable d’emporter des capteurs LiDAR et photogrammétriques, la société s’est rapidement positionnée comme un acteur reconnu dans le traitement et l’exploitation de données géospatiales complexes.
Pour transformer les relevés aériens en livrables exploitables, MDX ( MDroneXplorer) s’appuie sur ZWCAD® et des applicatifs complémentaires qui structurent tout le flux de travail.
ZWCAD et applicatifs métiers
Après les relevés par drone, les données sont importées dans des logiciels tiers afin de créer les nuages de points classifiés, les orthophotos et autres MNT (Modèle Numérique de Terrain), MNS (Modèle Numérique de Surface), ensuite on importe ces données dans ZWCAD® pour la vectorisation et les plans topographiques.
M D X (MDroneXplorer) utilise également les applicatifs GeogexFR et Spatial Manager avec ZWCAD® : GeogexFR pour créer des points 3D et des courbes de niveau, Spatial Manager pour l’export et la conversion des fichiers. Ce process permet un flux de travail efficace et structuré.
Le parcours riche d’Emmanuel Mosset
Avec 25 ans d’expérience dans de grands groupes du BTP, commercial dans les granulats, directeur de site d’armatures pour béton, Emmanuel Mosset a choisi d’allier cette expertise terrain à sa passion : l’aéronautique.
Convaincu que les relevés par drone pouvaient répondre à de nombreuses contraintes clients, il a entrepris de se spécialiser en passant les certifications nécessaires et en se formant aux techniques de photogrammétrie, lasergrammétrie ainsi que de topographie.
Il se déplace en France et en Outre-mer pour ces missions, mais fait aussi appel à un réseau national de télépilotes qu’il a contribué à former. De cette façon, pour certaines missions, il peut sous-traiter la partie pilotage de drone pour ensuite travailler sur les fichiers avec le post-traitement.
Cette organisation lui permet d’assurer une grande couverture tout en garantissant une forte réactivité et réaliser des projets complets en une journée.
Pour mieux comprendre le quotidien de MDX (MDroneXplorer) et l’utilisation de ZWCAD®, Emmanuel Mosset a accepté de répondre à nos questions !
Quelles sont les contraintes techniques que vous rencontrez dans vos projets ?
« Les premières contraintes sont aéronautiques. Certaines zones, comme à proximité de bases aériennes, sont strictement réglementées et nécessitent des autorisations spécifiques. Cela peut retarder un projet de plusieurs semaines.
Il y a aussi les contraintes météorologiques avec des temps qui ne permettent pas de voler, dans ces moments-là je fais plus de post-traitement et de plans.
De plus, il y a les contraintes liées aux données : les fichiers sont très volumineux. Un projet moyen représente environ 30 Go. Réalisant plus de 200 projets par an, cela nécessite un gros serveur et c’est une vraie organisation.
Nous devons aussi penser au partage avec les clients : tout le monde n’a pas la fibre ou l’infrastructure adaptée pour télécharger 10 ou 15 Go de données. Je dois donc prévoir des solutions de livraison adaptées : avec notamment des orthophotos de résolution plus basses avec un format léger. »
Qu'est-ce que l'agriculture de précision ? Comment procédez-vous ?
« L’agriculture de précision consiste à voler avec le drone sur des parcelles avec un capteur multispectral (pour créer des cartes en dehors du spectre visible et de la traditionnelle photogrammétrie).
Par exemple, sur des parcelles de colza, on va voir s’il n’y a pas de stress hydrique (manque d’eau).
Ensuite, je peux faire des cartes NDVI (indice de végétation par différence normalisée) pour les donner aux agriculteurs. Ils peuvent faire ce qu’on appelle de la modulation d’azote : optimiser les endroits et les doses des engrais. C’est-à-dire qu’il y a des endroits où il y aurait besoin de mettre de l’engrais, et d’autres où il n’y en aura pas besoin.
On arrive à le savoir en détectant les endroits où il y a plus ou moins de chlorophylle. On sait donc si la plante est plutôt en stress ou non (NDLR : le stress des plantes les empêche de se développer et est lié à de nombreux facteurs comme la température, la lumière, les maladies, l’irrigation, etc). »
Quels étaient vos besoins en matière de logiciel CAO ?
« Il me fallait un outil capable de traiter mes orthophotos et de réaliser des plans topographiques que je sous-traitais auparavant.
AutoCAD étant très cher, j’avais entendu parler de ZWCAD, et puis c’est venu naturellement. Financièrement, le choix était évident : un investissement unique et maîtrisé pour avoir le même résultat. Mon objectif était aussi d’être totalement autonome dans mon process, du vol du drone au plan final. »
Quel était votre première impression en ouvrant le logiciel ?
« Ma première impression a été de voir AutoCAD. Avant la formation, j’ai passé une semaine à explorer les fonctions par moi-même, puis deux jours de formation qui m’ont permis de créer mes premiers plans topographiques complets. »
Quel bilan faites-vous de votre formation sur ZWCAD® ?
« Je suis extrêmement satisfait. La formation a été adaptée à mon cahier des charges, concrète et orientée projet.
Nous avons travaillé directement sur mes données. J’ai enregistré les séquences pour me construire ma méthode de travail et aujourd’hui mon flux de travail est 2 fois plus rapide.
J’ai gagné en rapidité, mais aussi en fiabilité, car mes fichiers sont organisés de la même manière d’un projet à l’autre.
Désormais, s’il n’y a pas d’imprévu, dans la journée, le plan est sorti et il n’y a aucun problème. »
Quels applicatifs métiers utilisez-vous avec ZWCAD® ?
« Pour la partie topographique, j’utilise GeogexFR, indispensable pour aspirer le cadastre, créer des points 3D ou générer des courbes de niveau.
Souvent mes clients souhaitent des plans épurés, sans trop de calques. J’utilise donc GeogexFR, je redessine routes, chemins, hydrographie, lignes aériennes etc.
En complément, j’utilise Spatial Manager pour les exports, notamment vers QGIS, ce qui est très demandé par certains clients.
Ces deux applicatifs que j’ai pu manipuler pendant ma formation avec ZWCAD suffisent largement à couvrir mes besoins quotidiens. »
Pouvez-vous nous en dire plus sur votre équipement drone ?
« Pour mes drones et mon matériel, je me fournis chez Geomesure, ils connaissent bien mon activité.
J’ai commencé avec un DJI Matrice 300 RTK équipé d’un capteur photogrammétrique P1 et d’un capteur LiDAR L1. Depuis, j’ai deux autres drones, tous en RTK pour garantir la précision centimétrique en temps réel. »
Conseilleriez-vous ZWCAD® à d’autres professionnels du métier ?
« Oui, je le conseillerais évidemment parce que le logiciel répond à toutes les attentes. Les fichiers sont 100% compatibles entre les fichiers sortis des logiciels drones et ZWCAD, il n’y a aucun souci.
Il faut un peu adapter le volume des fichiers : ne pas forcément post-traiter avec la résolution maximale, c’est tout. Autrement, c’est parfaitement fluide. Il y a tout ce qu’il faut ! »
Avez-vous sollicité le support technique ZW France ?
« Oui, à plusieurs reprises, j’ai eu des réponses rapides et efficaces. Au départ, je n’avais pas Spatial Manager et je voulais vraiment être sûr de pouvoir exporter correctement pour exporter en “Shapefile” (NDLR : format de fichier pour les systèmes d’informations géographiques) donc on m’a mis une licence à disposition pour tester.
Autrement, j’ai eu un bug une fois sur un projet et j’ai contacté le support, ça s’est très bien passé : ils ont pris la main, on a regardé le souci, ça a été réglé dans la journée ! »
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour l’avenir ?
« J’ai un excellent réseau, mais le point noir des petites entreprises comme la mienne, c’est qu’on fait tout : le commerce, la technique, le SAV, la facture, etc. Avec trois autres personnes, nous avons créé Hoverlog, afin de rassembler nos forces, nos idées et avoir une présence commerciale terrain sur toute la France pour nous développer.
Cela apporterait plus de confort. Quand on est indépendant, il ne faut pas s’isoler : tout seul, on va très vite, mais à plusieurs, on va plus loin et on sécurise le risque ! »
Remerciements
Nous tenons à remercier Emmanuel Mosset pour son témoignage et son retour d’expérience sur ZWCAD.
Son parcours illustre parfaitement comment la passion, l’expertise et les bons outils peuvent soutenir une activité et ouvrir de nouvelles perspectives !
Pour en savoir plus sur MDX (MDroneXplorer), nous vous invitons à vous rendre sur le site internet et/ou à vous connecter avec Emmanuel Mosset sur Linkedin.
Enfin retrouvez le tout nouveau site Hoverlog en cliquant ici.