Actus ARCHLine
15
Fév
2022

Interview : un projet de maison en Auvergne avec ARCHLine

Présentation du cabinet Alice Architecture

Le cabinet Alice Architecture basé entre Montluçon et Lyon est géré par Mr Charles Coulanjon où il pilote des projets d’architecture. Le cabinet fait intervenir des architectes indépendants selon leurs compétences sur des projets de construction et de rénovation.

Il n’y a pas d’ « Alice » dans le cabinet ! C’est en fait un acronyme qui n’est autre que : l’Authentique Liberté est de pouvoir suivre son Instinct Créatif comme une Evidence. Cette phrase définit le type d’architecture que la société aime faire : réaliser des projets créatifs ; innovants en trouvant des solutions à la fois pérennes et durables. Le cabinet utilise surtout du bois, de la paille de la pierre et lorsque ces solutions durables ne conviennent pas, de la brique roulée ou d’autre procédés conventionnels mais c’est assez rare. Exemple de projet créatif et innovant réalisé par le cabinet : un monastère sans une seule goutte de béton ni ferraillage, juste avec de la chaux, de la pierre et du bois.

Le cabinet existe depuis 2020 mais Mr Coulanjon bénéficie de plus de 10 ans d’expérience dans le métier. Pendant les 10 années précédentes, il cumule 2 activités : architecte indépendant ainsi que fonctionnaire pour conseiller les communes pour le choix de l’architecte sur de nombreux projets.

Nous avons eu la chance d’interviewer Mr Coulanjon pour nous parler d’un projet sur lequel il a travaillé récemment avec le logiciel BIM ARCHLine.Le cabinet utilise surtout du bois, de la paille de la pierre et lorsque ces solutions durables ne conviennent pas, de la brique roulée ou d’autre procédés conventionnels mais c’est assez rare.

1. Pouvez-vous me présenter ce projet de rénovation de maison ?

“Nous avons travaillé sur ce projet avec 2 architectes, un dessinateur et une architecte d’intérieur. C’est un projet existant d’un particulier proche de Clermont.

L’objectif était de démolir l’étage pour le refaire avec ce toit plus ou moins en forme de « C » si on regarde la maison de profil. Ce « C » est composé du toit du mur et du plancher.”

Projet ARCHLine

“Au départ les propriétaires voulaient enlever tout l’étage (pavillon classique des années 70) pour reconstruire et faire un toit-terrasse avec un style plus contemporain. Ils ne pouvaient pas démolir pour reconstruire selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui le leur interdisait, tout comme le toit-terrasse.

Ce qui était possible en revanche c’était de garder le bâtiment et de faire une extensionNous avons donc décidé de nous adapter en gardant les murs porteurs de l’étage avec les ouvertures pour la plupart existantes. La toiture est végétalisée et inclinée, on n’en voit pas souvent. Ici on est sur une couverture bac acier avec des Sedums.”

2. Quelles étaient vos inspirations pour la conception du projet ?

“Le client voulait aller vers du moderne, du contemporain… aujourd’hui on essaye soit de copier la nature avec des courbes un peu aléatoires soit au contraire on est sur des lignes assez rigides qu’on connaît et qu’on retrouve sur beaucoup de bâtiments.

l’inspiration est venue du lieu avec notamment le talus : il avait été créé de cette façon pour venir jusqu’à l’entrée de la maison. Ce talus se déverse sur leur terrain sur lequel ils ont une vue magnifique sur la « Chaine des Puys » (NDLR : composé de 80 volcans, la Chaine des Puys fait partie des Monts d’Auvergne, on peut apercevoir l’un de ces volcans dans le logo de la marque d’eau Volvic).”

On s’est donc dis « on oriente tout vers cette vue ». Si vous regarder une vue de ¾ depuis la piscine, il y a le talus qui vient s’accrocher à la maison et le plancher de la terrasse qui prolonge ce talus et remonte en revenant pour revenir sur le toit.

Cela permet de créer un « habitat un peu primaire » où on vient juste se protéger ave une couverture sur le dos et on regarde la vue.

Projet-Alice-Architecture

Quand on se met dans la maison, la bute accompagne le regard et au loin on voit toute la chaine des Puys et là c’est très apaisant. C’est comme si on était sur un belvédère !

L’idée c’était vraiment ça : envelopper cette maison, la protéger du Nord et du froid.”

3. Quelles ont été les contraintes techniques pour la conception de ce projet ?

“Le vrai défi de ce projet, c’était de trouver le bon compromis entre la démolition et l’envie des clients tout en profitant au maximum de l’existant pour démolir le moins possible.

Il y avait aussi l’aspect réglementaire très particulier à cet endroit ou encore le souhait du client : il n’était pas convaincu par le toit incliné au début. Il a fallu montrer les possibilités et le potentiel de la nouvelle structure qui permet de donner une meilleure vue sur les monts d’Auvergne.”

Enfin, on a utilisé ARCHLine sans être formé mais on a réussi à sortir des choses. Etant Habitué à ArchiCAD il y a un fonctionnement différent.”

Façade arrière

4. Quels étaient les fonctionnalités d’ARCHLine que vous avez préféré ?

“On a failli préférer le calepinage mais on ne le maîtrise pas du tout et en termes de rendu il ne donne pas ce qu’on voulait.

Toutes les possibilités de créer et de modéliser un terrain, ça c’est top : créer une plateforme, modéliser le terrain avec du dwg, excel…

Au niveau des cotations c’est plutôt efficace et clair.

Autrement un truc vraiment excellent comparé à tous les autres logiciels que j’ai pu faire : quand on sélectionne, mettre une hachure, l’araignée, l’étoile rose qui se met sur la surface où on accroche, ça je trouve ça excellent car visuellement dans la 3D c’est assez facile de travailler avec.

Il y aussi l’architecte d’intérieur qui a travaillé sur ce projet et elle a beaucoup apprécié la création de meuble. Elle réalise d’ailleurs toutes les cuisines avec ARCHLine.

C’est arrivé à plusieurs reprises, lorsqu’un élément ne lui convenait pas, elle passait par SketchUP pour importer l’élément dans ARCHLine pour faire ses rendus. ARCHLine a d’ailleur une grande capacité à intégrer les objets d’autres logiciels ou bibliothèques.

L’architecte d’intérieur s’en est super bien sorti au niveau de la modélisation de meubles et des rendus d’intérieur avec ARCHLine !

A contrario, le dessinateur utilisateur trop habitué à Revit, n’a pas apprécié le logiciel. Il a pourtant fait un excellent travail en modélisant rapidement un projet à la fois abouti, exploitable et compréhensible par les clients. Quant au deuxième architecte, il n’a pas utilisé ARCHLine mais a apprécié la facilité de travail avec le dessinateur en pouvant visualiser le projet. Cela reste une des forces d’ARCHLine : être compatible avec d’autres méthodes de travail notamment en 2D.

J’ai également eu un stagiaire de 3ème je lui ai créé une pièce et donné un meuble à recréer et il a réussi à monter sa 3D et finaliser son meuble. Le logiciel est utilisable non pas par n’importe qui, mais presque. Il s’en est très bien sorti !”

Trailer d’ARCHLine LIVE 2022 avec le projet Alice Architecture revisité

5. Quel était votre ressenti en utilisant ARCHLine pour la première fois ?

“C’est plutôt un bon logiciel ! J’ai commencé sur ALLPlan, après sur ArchiCAD, j’ai essayé Revit mais je n’aime pas l’interface et je le trouve compliqué. Là ARCHLine je suis rentré dedans assez facilement, il y a pleins de trucs que je ne maîtrise pas encore mais c’est maîtrisable !

On a tout de même eu du mal sur certaines fonctionnalités, il y a sans doute des limites au logiciel mais il y a des fonctionnalités qu’on ne sait pas encore manipuler.

De toute façon, un logiciel d’architecture, il a une manière de fonctionner bien à lui. Par exemple : lorsqu’on fait un clic droit pour sortir de la fonction, si on ne le sait pas on peut perdre beaucoup de temps à chercher et inversement, si on fait un clic droit sans faire exprès, on peut être perdu.

Le logiciel est en très bonne voie et je pense programmer une formation cette année.”

6. Quel est votre avis global sur ARCHLine ?

“ARCHLine m’intéresse dans sa facilité à traiter du DWG comparé à ArchiCAD. ArchiCad a quelques niveaux de complexité un peu étrange pour sortir un DWG : c’est simple à exporter mais celui qui doit retraiter le fichier après va avoir du mal contrairement à ARCHLine.

Les défauts que je trouve à ARCHLine en comparaison avec à ArchiCAD c’est tout ce qui est en cours de développement : variable à mettre dans les mises en page, système de mise à jour, l’accrochage de points… il faudrait aussi voir ces fonctions lors d’une formation.

ArchiCAD a des défauts aussi. Le terrain il le gère très mal par exemple : il faut lui importer un tableau Word et on ne peut pas faire autrement. Si on apporte un DWG il faut faire point par point, alors que là avec ARCHLine, c’est d’une facilité déconcertante !

Au final, même sans savoir se servir d’ARCHLine, on a réussi à sortir 3 à 4 projets ! Il y a d’autres logiciels ou c’est impossible : Revit, il va me falloir beaucoup plus de temps avant de sortir quoi que ce soit. Revit a d’ailleurs 2 gros défauts : il est compliqué et payant tous les ans !

Avec ARCHLine on achète le logiciel et on l’a, on travaille avec une version et même si on n’a pas la dernière on peut continuer de travailler. Pour moi c’est un logiciel jeune, il est plutôt en bonne voie et au niveau des tarifs c’est hyper concurrentiel. (NDLR : ARCHLine est disponible en licence perpétuelle, vous n’avez pas besoin de payer un abonnement tous les ans, vous décidez quand vous voulez prendre une mise à jour).”

Il permet d’aborder tous les avantages de la 3D, d’avoir les données etc. J’ai réalisé une première maquette pour montrer les volumes, j’ai pris 2 matériaux, j’ai monté ma maquette, mis des couleurs le tout en une heure avant de présenter l’esquisse. Pour moi cette manière de faire en 3D, c’est l’avenir et cela demande une autre manière de penser.”